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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 19:25

Il y a quelques années, je travaillais en petite section.

Le moment des élections présidentielles est toujours un moment de débats intenses. Et de phrases savoureuses.

Sur la cour : "Maîtresse !!! Y'a Gilbert il veut jouer à François Hollande, mais nous, on préfère jouer aux trois ptits cochons !"

Et pour ceux qui attendraient les résultats :

La grande gagnante du vote de la rentrée est : La MILK !

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:11

Certains remettent les récompenses à l'issu d'une saison sportive, j'ai décidé de célébrer la fin de cette première journée de classe par des récompenses un peu spéciales. Seul critère pour entrer dans cette sélection, avoir été prononcé aujourd'hui, mardi 1er septembre 2015, jour de la rentrée des classes !

 

 

Bienvenue à cette première cérémonie des Gilberts d'Or de la rentrée !

 

Dans la catégorie "Parents prévoyants"

Les parents qui appellent le jour de la rentrée pour dire qu'ils n'ont pas trouvé d'avion pour être là aujourd'hui, et que donc ils sont OBLIGÉS de repousser leur retour de vacances à la semaine prochaine.

 

Dans la catégorie "la pire excuse du jour" (pour une rentrée en CP)

La maman qui me demande si elle peut accompagner son fils en classe parce que "vous comprenez, il ne sait pas lire !"

 

Dans la catégorie "On va être copains toi et moi"

Gilbert qui dit au bout d'une heure "C'est quand, les prochaines vacances ?"

 

Dans la catégorie "On ne va PAS être copains, toi et moi"

Gilbert qui dit au bout de 10 minutes "Mais il faut travailler ?"

 

Dans la catégorie "MILK" (Mother I'd Like to Kill)

La maman de Gilbert "Maman elle m'a dit que si on a des devoirs en CP, c'est parce que la maîtresse ne fait pas bien son travail"

 

Dans la catégorie "Nos amis les bêtes"

Gilberte : "Je peux dessiner mon chien à la place de ma soeur ?"

 

Dans la catégorie "Pot de colle"

Gilbert qui se lève et vient devant moi chaque fois qu'il a quelque chose à me dire. Et qui après 4 fois à lui expliquer que je peux répondre à sa question s'il lève la main, revient devant moi pour me demander s'il a le droit de poser des questions.

 

A vous de voter dans les commentaires, sur twitter, sur facebook, ...  Les résultats seront publiés dans un prochain article !

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 12:03

Ils ont à peine 30 ans. 

 

Je les ai déjà aperçus le soir à la sortie, souvent lui, et de temps en temps elle. Toujours, j'ai demandé à un grand d'aller chercher Gilbert, visiblement pas pressé de rentrer chez lui.

 

Il est arrivé en avance, jean, baskets et t-shirt trop grand. Un peu comme un ado qui ne sait pas très bien ce qu'il fait là. Je lui ai demandé de patienter un peu, qu'elle arrive.

Elle est arrivée en retard, sur ses talons hauts, femme d'affaire pressée, le smartphone dans une main, le sac en croco dans l'autre, un peu embarrassée que je veuille lui en serrer une pour la saluer.

 

Ils se sont assis, côte à côte et pourtant si loin, sans un bonjour, sans un regard l'un pour l'autre.

 

"Nous sommes séparés."

Souvent, c'est moi qui lance le rendez-vous, ils ne m'en ont pas laissé le temps.

 

"Ma collègue m'a tenue au courant. Comment cela se passe pour Gilbert ?"

Quelques mots juste pour dire que je suis là pour leur enfant, avant tout.

 

 

Elle prend la parole, agitée, nerveuse. "Gilbert ne veut pas rester chez son père"

Il s'offusque, énervé. "Je n'ai pas que ça à faire"

 

Et en quelques mots, je comprends. Gilbert ne veut pas rester uniquement chez son père. Parce que son père n'a pas que ça à faire, il est mignon le petit, mais il pleure souvent, et les devoirs, il n'y arrive pas. Et puis le soir, à cause de lui, il ne peut pas sortir faire la fête avec ses amis.

Gilbert voudrait bien passer du temps avec sa mère. Mais elle refuse d'en assumer la garde. Elle a un métier sérieux, qui prend beaucoup de temps. C'est mieux pour lui qu'il la voit peu. Elle est tout le temps en déplacement.

 

Certains en ont fait un film. C'est la réalité de Gilbert. Et à 6 ans, ce n'est pas très facile a vivre, d'avoir des parents qui se battent pour ne pas s'occuper de leur enfant.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 08:52

Pour la fête des mères, n'ayant pas réussi à convaincre mes collègues de l'absurdité de préparer un cadeau à l'école, je me suis rabattue sur un projet pédagogique d'ampleur. Sur internet, j'ai trouvé l'idée : faire écrire des "mots doux" à Gilbert pour sa maman. On travaille l'écriture, la rédaction de phrases, les rimes même etc.

Forcément, dès que Gilbert prend la plume, on oscille entre choupitude ultime et gros gros WTF.

Voici une petite sélection, brute de toute correction.

 

Catégorie "Maman jetème"

"Maman tertrojanti"

"Tu ai le soleil de ma vi"

"Test une bestle fler"

"Tu es mon reillon de soleil" 

"Maman jème kan tu mé ta rob noir" 

"Tu es le plus bo soleil de ma plus belle vie" 

"Avec ton maquillach tu é jaulie"

 

Catégorie "Maman, merci pour ton porte monnaie."

"Maman gaime bien can tu ma chete des basequet jaune"

"Maman mairci de macheté le nerf"

"Merci maman de men mené au sinezma"

"Merci de m'acheter une glasse"

"Maman jaime can tu remplasse mon légo cassé"

 

Catégorie "Tu es belle comme ..."

"... une ciraine"

"... un coer de fler"

"... un anche"

"... un chat"

"... une perle"

"... un arbre" 

"... une bonbe"

 

Catégorie "Gilbert poète"

"Tu es belle comme une hirondelle"

"Tu es belle comme Hansel et Gretel"

"Tu es belle comme une gazelle" 

"Tu es belle comme un père Noël" 

"Tu es belle comme une pelle" 

"Tu es belle comme un narquensiel"

"Tu es belle comme un sapin de Noël"

 

Bonne fête maman !
Bonne fête maman !
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 21:07

Je raconte l'histoire du vilain petit canard à Gilbert :

"Le petit canard nageait et nageait, mais le trou était de plus en plus petit ; il resta pris dans la glace."

 

Et Gilbert, rêveur : 

"mmmmh, dans de la glace ..." 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:48

Le lendemain, nous avons organisé une journée plus loin du centre, histoire de se rapprocher un peu de la route du retour.

Il faut donc, entre 7h et 8h, lever les enfants, les habiller, les aider à refaire leur valise, leur faire prendre le petit déjeuner et recharger le car.

Finalement, la performance, c'était de réussir à n'avoir que 30 minutes de retard sur ce programme.

Nous repartons donc en car, juste après le petit déjeuner. Forcément, c'était une mauvaise idée. 20 minutes plus tard, je suis à nouveau en train de nettoyer du vomi et tout l'avant du car prie pour que nous arrivions au plus vite à destination.

 

Au menu de ce deuxième jour, une "journée d'école des années 30". L'avantage, c'est que ce n'est plus moi l'enseignante. Et que pour le coup, devant le maître en blouse grise avec sa règle en bois, Gilbert file droit. (Note pédagogique : commencer la journée par montrer aux enfants les punitions des années 30, c'est efficace pour obtenir du silence)

 

Nous reprenons donc la route vers 15h30, direction l'école. Je briefe Gilbert avant de monter dans le car. Merci de me prévenir au moins 5 min avant en cas de vomi. Que j'ai le temps de descendre du car prévoir les gants, les sacs plastiques etc.

L'ambiance est nettement moins bruyante qu'à l'aller. Gilbert doit manquer un peu de sommeil.

Au bout de 30 min, un cri perçant réveille tout le monde. C'est la voisine de Gilbert.

"MAÎTRESSE GILBERT IL DIT QU'IL SE SENT PAS BIEN MAIS IL VEUT PAS ALLER DEVANT"

 

Je lance un commando pour aller récupérer Gilbert au fond d'un car lancé à 90 sur des routes de campagne sinueuses et cabossées. Et je passe l'heure restante dans l'angoisse d'un troisième vomi.

"Ton sac Gilbert, laisse le bien devant ta bouche"

"Regarde bien devant Gilbert hein"

"Ça va Gilbert ? Tu te sens comment ?"

 

Nous arrivons à l'école dans la cohue générale. Les parents ont été prévenus de l'heure de notre arrivée et se pressent autour du car. Nous annonçons alors haut et fort "Vos enfants ne descendront du car que quand les soutes seront vides de tout bagage.". Ce qui se révèle assez convaincant pour obtenir de l'aide rapide et efficace.

Gilbert descend. Rejoint maman. La console. Et repart chez lui.

 

15 minutes plus tard, il reste 1 élève, 6 valises, et 3 maîtresses épuisées.

Au téléphone, les parents de Gilbert m'annoncent qu'ils n'ont pas pu se libérer plus tôt. Ils comptent donc sur moi pour garder leur môme jusqu'à 19h "vous comprenez, il doit être fatigué, la garderie ça ne doit pas être idéal." J'ai acquiescé. "Effectivement, ça ne sera pas aussi bien que de rentrer chez soi".

J'ai envoyé Gilbert à la garderie avec sa valise. Rentré dans la classe les deux valises oubliées.

Et je suis allée me coucher.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 07:10

Aaaaah la valise de Gilbert, toute une histoire. Pas de pyjama "A la maison, je dors en slip". Pas de slip de rechange non plus. La trousse de toilette se résume à une brosse à dent jetée au fond. A ce moment là, si vous l'aviez soulevée avant de l'ouvrir, vous seriez en droit de vous demander "mais pourquoi est-elle si lourde ?". Il y a donc un énorme ours en peluche. Humide. Gilbert tête ce qu'il reste de son bras dès qu'il en a l'occasion. Il y a l'album de cartes pokemons de Gilbert. Au grand complet. On y trouve aussi une paire de baskets, une console de jeux vidéos et une dizaine de cartouches de jeux, une tablette de la marque à la pomme, un appareil photo numérique, quatre boites de gâteaux et trois sachets de bonbons. Uniquement le strict nécessaire donc.

Il est 21h, j'ai réussi à faire manger, à doucher, et à coucher la plupart des enfants de mon étage. Une histoire racontée sur le lit, comme à la maison, quelques larmes, et des bisous et "Bonne nuit maîtresse". Je m'assieds trois minutes sur une chaise dans le couloir. J'ai envie d'aller me coucher. Oui, mais ce n'est pas du goût de Gilbert, son ours en peluche et son slip, qui sort de la chambre en disant "c'est quand le matin ?" 

La nuit va être longue.

 

Je passerai sur les quelques réveils cauchemars, vite rendormis. Il est 3h30. Presque tout le monde dort. Mais je suis réveillée par du bruit et de l'agitation dans la chambre de Gilbert. Je le découvre, en slip au milieu de la chambre, les pieds dans une flaque d'urine. "J'ai voulu me lever pour aller faire pipi, mais je suis arrivé trop tard." 

30 min plus tard, Gilbert est douché et recouché. Le sol est propre et les copains se sont presque rendormis.

C'est dur. 

Au total, je me suis levée 5 fois entre minuit et 7h. Et bien sur, il faut tenir pour une deuxième journée.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 10:57

Il est 7h30, un lundi de printemps, j'ai préparé ma valise, fait des papouilles à mon chat en lui promettant d'essayer de revenir vivante. Je suis sur le trottoir devant l'école, et déjà, plus d'une soixantaine de familles attendent, entre excitation et boule au ventre, l'arrivée du car.

J'ai chaussé mon plus beau sourire, l'anti-cerne ne laisse rien présager des quelques heures de sommeil qui me manquent, après de multiples réveils stressés.

 

7h45, le car est arrivé, les valises sont chargées, les enfants aussi. La maman de Gilbert pleure bruyamment sur le trottoir, faisant de grands signes à son fils, légèrement déchiré entre l'envie de partir et celle de descendre consoler sa maman.

A 8h, nous sommes prêts à partir, il ne manque plus qu'un enfant, qui arrive, le petit déjeuner dans la main, le papa suit, dans une main le sac de voyage à peine fermé, dans l'autre, le petit frère de quelques mois, à peine réveillé. Quand je demande si Gilbert a bien son pique-nique, le papa prend un air surpris "un pique-nique ? Mais enfin ce n'était marqué nulle part !"

Après vérification le soir même, la trousse de toilette et le slip de rechange devaient également avoir été oubliés sur la fiche de cet enfant précis.

 

9h30, une accompagnatrice assise au fond du car demande bien fort "il reste de la place, devant, pour une petite qui se sent mal ?". Je fais de la place, sort en urgence un sac poubelle, que je lui donne, bien ouvert. Cinq minutes plus tard, la petite vomit, à coté du sac. Le chauffeur est ravi. Moi aussi. Qui n'a jamais rêvé de nettoyer du vomi, à 4 pattes dans un bus scolaire, un lundi matin au réveil ?

 

10h, nous arrivons au centre. Le gentil monsieur que j'ai eu au téléphone nous accueille. Gilbert est surexcité. On décharge les valises. Je bénis mes collègues qui ont précisé en réunion que "votre enfant doit pouvoir porter sa valise tout seul". Je maudis les parents qui n'ont pas entendu cette précision.

Une fois le déchargement terminé, nous partons pour une pêche à pieds. Gilbert est ravi, il a les pieds dans l'eau. Il hurle à la moindre petite bête, et j'ai l'air extrêmement convaincu quand je lui dis "Mais noooon, tu peux la saisir, elle ne te fera aucun mal".

Bien sur, les bottes ne sont pas toutes étanches, nous aurions certainement du préciser qu'étant donné le climat dans la région au mois de mars, les bottes en caoutchouc étaient plus appropriées que des après-ski.

Mais qu'importe, Gilbert a au moins 2 paires de chaussettes de rechange dans son énorme valise. Ah, non, en fait, la moitié de la valise est occupée par un ours en peluche format fête foraine. "Je ne peux pas dormir sans maîtresse."

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:23

Mais qu'est ce qui a pu nous prendre, un soir de septembre en réunion, de dire "et pourquoi on ne partirai pas deux jours, vu que c'est loin, la sortie qu'on voulait faire ?"

J'aurai trouvé mille arguments. Du genre "deux jours, c'est une nuit, et la nuit avec des mômes, c'est l'enfer, je l'ai lu sur Twitter" ou bien encore "Ils sont encore petits, pour partir une nuit" ou alors "Je ne me sens pas l'âme d'une kamikaze, le suicide, très peu pour moi".

Au lieu de ça, j'ai prononcé faiblement un "euuuh vous êtes sûres" à la proposition de mes collègues.

 

Et j'ai même appelé le centre pour dire "Coucou, c'est l'école de Gilbertville, vous auriez des disponibilité, pour deux jours au printemps ? On viendrait avec 70 enfants"

Le monsieur était gentil, n'avait pas l'air trop dépressif ou suicidaire. Il m'a dit qu'il ne lui restait que deux options. J'ai noté les dates, au dos d'une facture importante, et j'ai dit "Merci beaucoup, au revoir" sans vraiment me rendre compte dans quoi je m'étais embarquée.

 

Dans le même temps, ma collègue avait fait faire des devis de car. et visité le site web du centre. Elle est revenue vers moi avec le sourire "Ouaaaah, tu as vu, ce centre c'est un vrai château ! C'est magnifique !"

Alors on a réservé.

C'est vrai qu'il était sympa sur les photos, ce centre d'hébergement. Ça donnait presque envie d'aller y séjourner. Presque.

 

Les choses se sont accélérées en janvier. Il faut préparer les activités, organiser une réunion d'information pour les parents de Gilbert, rappeler le gentil monsieur du centre pour savoir ce que Gilbert doit emporter dans sa valise.

Il faut faire mille réunions/discussions sur la cour pour ne rien oublier, préparer les chambrées, recevoir les parents très inquiets et les rassurer tant bien que mal.

 

Et puis un jour, tu vas te coucher, et tu réalises. Demain, à la même heure, tu seras en train de gérer les larmes de toute une palanquée de mômes.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:15

 

J'aime quand je m'apprête à reprendre Gilbert pour son comportement, et que je me rends compte que ça fait drôlement longtemps que je ne l'ai pas repris, lui qui était sans arrêt puni en début d'année.

 

J'aime quand je vois le visage de Gilbert s'illuminer quand je lui donne un billet de félicitations.

 

J'aime quand je vois le soulagement sur le visage du papa de Gilbert quand je lui dis que vraiment, son fils a fait d'énormes progrès.

 

J'aime quand j'ai eu la grippe et que j'ai 4 dessins qui m'attendent à mon retour "C'est parce que tu nous as manqué maîtresse !"

 

J'aime quand Gilbert me dit "Tu sais maîtresse, l'orthophoniste elle m'aide vraiment". J'aime quand je suis d'accord avec Gilbert, que je le sens reprendre confiance en lui.

 

J'aime quand je dis à Gilbert et sa maman que "Non, vraiment, le soutien ne sera plus nécessaire la prochaine période".

 

J'aime quand je vois les ptits loups grandir, mûrir, se poser, et que j'ose imaginer que c'est un peu grâce à moi !

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