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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 10:52

Pour la fête des mères, n'ayant pas réussi à convaincre mes collègues de l'absurdité de préparer un cadeau à l'école, je me suis rabattue sur un projet pédagogique d'ampleur. Sur internet, j'ai trouvé l'idée : faire écrire des "mots doux" à Gilbert pour sa maman. On travaille l'écriture, la rédaction de phrases, les rimes même etc.

Forcément, dès que Gilbert prend la plume, on oscille entre choupitude ultime et gros gros WTF.

Voici une petite sélection, brute de toute correction.

 

Catégorie "Maman jetème"

"Maman tertrojanti"

"Tu ai le soleil de ma vi"

"Test une bestle fler"

"Tu es mon reillon de soleil" 

"Maman jème kan tu mé ta rob noir" 

"Tu es le plus bo soleil de ma plus belle vie" 

"Avec ton maquillach tu é jaulie"

 

Catégorie "Maman, merci pour ton porte monnaie."

"Maman gaime bien can tu ma chete des basequet jaune"

"Maman mairci de macheté le nerf"

"Merci maman de men mené au sinezma"

"Merci de m'acheter une glasse"

"Maman jaime can tu remplasse mon légo cassé"

 

Catégorie "Tu es belle comme ..."

"... une ciraine"

"... un coer de fler"

"... un anche"

"... un chat"

"... une perle"

"... un arbre" 

"... une bonbe"

 

Catégorie "Gilbert poète"

"Tu es belle comme une hirondelle"

"Tu es belle comme Hansel et Gretel"

"Tu es belle comme une gazelle" 

"Tu es belle comme un père Noël" 

"Tu es belle comme une pelle" 

"Tu es belle comme un narquensiel"

"Tu es belle comme un sapin de Noël"

 

Bonne fête maman !
Bonne fête maman !

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:07

Je raconte l'histoire du vilain petit canard à Gilbert :

"Le petit canard nageait et nageait, mais le trou était de plus en plus petit ; il resta pris dans la glace."

 

Et Gilbert, rêveur : 

"mmmmh, dans de la glace ..." 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 19:48

Le lendemain, nous avons organisé une journée plus loin du centre, histoire de se rapprocher un peu de la route du retour.

Il faut donc, entre 7h et 8h, lever les enfants, les habiller, les aider à refaire leur valise, leur faire prendre le petit déjeuner et recharger le car.

Finalement, la performance, c'était de réussir à n'avoir que 30 minutes de retard sur ce programme.

Nous repartons donc en car, juste après le petit déjeuner. Forcément, c'était une mauvaise idée. 20 minutes plus tard, je suis à nouveau en train de nettoyer du vomi et tout l'avant du car prie pour que nous arrivions au plus vite à destination.

 

Au menu de ce deuxième jour, une "journée d'école des années 30". L'avantage, c'est que ce n'est plus moi l'enseignante. Et que pour le coup, devant le maître en blouse grise avec sa règle en bois, Gilbert file droit. (Note pédagogique : commencer la journée par montrer aux enfants les punitions des années 30, c'est efficace pour obtenir du silence)

 

Nous reprenons donc la route vers 15h30, direction l'école. Je briefe Gilbert avant de monter dans le car. Merci de me prévenir au moins 5 min avant en cas de vomi. Que j'ai le temps de descendre du car prévoir les gants, les sacs plastiques etc.

L'ambiance est nettement moins bruyante qu'à l'aller. Gilbert doit manquer un peu de sommeil.

Au bout de 30 min, un cri perçant réveille tout le monde. C'est la voisine de Gilbert.

"MAÎTRESSE GILBERT IL DIT QU'IL SE SENT PAS BIEN MAIS IL VEUT PAS ALLER DEVANT"

 

Je lance un commando pour aller récupérer Gilbert au fond d'un car lancé à 90 sur des routes de campagne sinueuses et cabossées. Et je passe l'heure restante dans l'angoisse d'un troisième vomi.

"Ton sac Gilbert, laisse le bien devant ta bouche"

"Regarde bien devant Gilbert hein"

"Ça va Gilbert ? Tu te sens comment ?"

 

Nous arrivons à l'école dans la cohue générale. Les parents ont été prévenus de l'heure de notre arrivée et se pressent autour du car. Nous annonçons alors haut et fort "Vos enfants ne descendront du car que quand les soutes seront vides de tout bagage.". Ce qui se révèle assez convaincant pour obtenir de l'aide rapide et efficace.

Gilbert descend. Rejoint maman. La console. Et repart chez lui.

 

15 minutes plus tard, il reste 1 élève, 6 valises, et 3 maîtresses épuisées.

Au téléphone, les parents de Gilbert m'annoncent qu'ils n'ont pas pu se libérer plus tôt. Ils comptent donc sur moi pour garder leur môme jusqu'à 19h "vous comprenez, il doit être fatigué, la garderie ça ne doit pas être idéal." J'ai acquiescé. "Effectivement, ça ne sera pas aussi bien que de rentrer chez soi".

J'ai envoyé Gilbert à la garderie avec sa valise. Rentré dans la classe les deux valises oubliées.

Et je suis allée me coucher.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:10

Aaaaah la valise de Gilbert, toute une histoire. Pas de pyjama "A la maison, je dors en slip". Pas de slip de rechange non plus. La trousse de toilette se résume à une brosse à dent jetée au fond. A ce moment là, si vous l'aviez soulevée avant de l'ouvrir, vous seriez en droit de vous demander "mais pourquoi est-elle si lourde ?". Il y a donc un énorme ours en peluche. Humide. Gilbert tête ce qu'il reste de son bras dès qu'il en a l'occasion. Il y a l'album de cartes pokemons de Gilbert. Au grand complet. On y trouve aussi une paire de baskets, une console de jeux vidéos et une dizaine de cartouches de jeux, une tablette de la marque à la pomme, un appareil photo numérique, quatre boites de gâteaux et trois sachets de bonbons. Uniquement le strict nécessaire donc.

Il est 21h, j'ai réussi à faire manger, à doucher, et à coucher la plupart des enfants de mon étage. Une histoire racontée sur le lit, comme à la maison, quelques larmes, et des bisous et "Bonne nuit maîtresse". Je m'assieds trois minutes sur une chaise dans le couloir. J'ai envie d'aller me coucher. Oui, mais ce n'est pas du goût de Gilbert, son ours en peluche et son slip, qui sort de la chambre en disant "c'est quand le matin ?" 

La nuit va être longue.

 

Je passerai sur les quelques réveils cauchemars, vite rendormis. Il est 3h30. Presque tout le monde dort. Mais je suis réveillée par du bruit et de l'agitation dans la chambre de Gilbert. Je le découvre, en slip au milieu de la chambre, les pieds dans une flaque d'urine. "J'ai voulu me lever pour aller faire pipi, mais je suis arrivé trop tard." 

30 min plus tard, Gilbert est douché et recouché. Le sol est propre et les copains se sont presque rendormis.

C'est dur. 

Au total, je me suis levée 5 fois entre minuit et 7h. Et bien sur, il faut tenir pour une deuxième journée.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 12:57

Il est 7h30, un lundi de printemps, j'ai préparé ma valise, fait des papouilles à mon chat en lui promettant d'essayer de revenir vivante. Je suis sur le trottoir devant l'école, et déjà, plus d'une soixantaine de familles attendent, entre excitation et boule au ventre, l'arrivée du car.

J'ai chaussé mon plus beau sourire, l'anti-cerne ne laisse rien présager des quelques heures de sommeil qui me manquent, après de multiples réveils stressés.

 

7h45, le car est arrivé, les valises sont chargées, les enfants aussi. La maman de Gilbert pleure bruyamment sur le trottoir, faisant de grands signes à son fils, légèrement déchiré entre l'envie de partir et celle de descendre consoler sa maman.

A 8h, nous sommes prêts à partir, il ne manque plus qu'un enfant, qui arrive, le petit déjeuner dans la main, le papa suit, dans une main le sac de voyage à peine fermé, dans l'autre, le petit frère de quelques mois, à peine réveillé. Quand je demande si Gilbert a bien son pique-nique, le papa prend un air surpris "un pique-nique ? Mais enfin ce n'était marqué nulle part !"

Après vérification le soir même, la trousse de toilette et le slip de rechange devaient également avoir été oubliés sur la fiche de cet enfant précis.

 

9h30, une accompagnatrice assise au fond du car demande bien fort "il reste de la place, devant, pour une petite qui se sent mal ?". Je fais de la place, sort en urgence un sac poubelle, que je lui donne, bien ouvert. Cinq minutes plus tard, la petite vomit, à coté du sac. Le chauffeur est ravi. Moi aussi. Qui n'a jamais rêvé de nettoyer du vomi, à 4 pattes dans un bus scolaire, un lundi matin au réveil ?

 

10h, nous arrivons au centre. Le gentil monsieur que j'ai eu au téléphone nous accueille. Gilbert est surexcité. On décharge les valises. Je bénis mes collègues qui ont précisé en réunion que "votre enfant doit pouvoir porter sa valise tout seul". Je maudis les parents qui n'ont pas entendu cette précision.

Une fois le déchargement terminé, nous partons pour une pêche à pieds. Gilbert est ravi, il a les pieds dans l'eau. Il hurle à la moindre petite bête, et j'ai l'air extrêmement convaincu quand je lui dis "Mais noooon, tu peux la saisir, elle ne te fera aucun mal".

Bien sur, les bottes ne sont pas toutes étanches, nous aurions certainement du préciser qu'étant donné le climat dans la région au mois de mars, les bottes en caoutchouc étaient plus appropriées que des après-ski.

Mais qu'importe, Gilbert a au moins 2 paires de chaussettes de rechange dans son énorme valise. Ah, non, en fait, la moitié de la valise est occupée par un ours en peluche format fête foraine. "Je ne peux pas dormir sans maîtresse."

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 22:23

Mais qu'est ce qui a pu nous prendre, un soir de septembre en réunion, de dire "et pourquoi on ne partirai pas deux jours, vu que c'est loin, la sortie qu'on voulait faire ?"

J'aurai trouvé mille arguments. Du genre "deux jours, c'est une nuit, et la nuit avec des mômes, c'est l'enfer, je l'ai lu sur Twitter" ou bien encore "Ils sont encore petits, pour partir une nuit" ou alors "Je ne me sens pas l'âme d'une kamikaze, le suicide, très peu pour moi".

Au lieu de ça, j'ai prononcé faiblement un "euuuh vous êtes sûres" à la proposition de mes collègues.

 

Et j'ai même appelé le centre pour dire "Coucou, c'est l'école de Gilbertville, vous auriez des disponibilité, pour deux jours au printemps ? On viendrait avec 70 enfants"

Le monsieur était gentil, n'avait pas l'air trop dépressif ou suicidaire. Il m'a dit qu'il ne lui restait que deux options. J'ai noté les dates, au dos d'une facture importante, et j'ai dit "Merci beaucoup, au revoir" sans vraiment me rendre compte dans quoi je m'étais embarquée.

 

Dans le même temps, ma collègue avait fait faire des devis de car. et visité le site web du centre. Elle est revenue vers moi avec le sourire "Ouaaaah, tu as vu, ce centre c'est un vrai château ! C'est magnifique !"

Alors on a réservé.

C'est vrai qu'il était sympa sur les photos, ce centre d'hébergement. Ça donnait presque envie d'aller y séjourner. Presque.

 

Les choses se sont accélérées en janvier. Il faut préparer les activités, organiser une réunion d'information pour les parents de Gilbert, rappeler le gentil monsieur du centre pour savoir ce que Gilbert doit emporter dans sa valise.

Il faut faire mille réunions/discussions sur la cour pour ne rien oublier, préparer les chambrées, recevoir les parents très inquiets et les rassurer tant bien que mal.

 

Et puis un jour, tu vas te coucher, et tu réalises. Demain, à la même heure, tu seras en train de gérer les larmes de toute une palanquée de mômes.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:15

 

J'aime quand je m'apprête à reprendre Gilbert pour son comportement, et que je me rends compte que ça fait drôlement longtemps que je ne l'ai pas repris, lui qui était sans arrêt puni en début d'année.

 

J'aime quand je vois le visage de Gilbert s'illuminer quand je lui donne un billet de félicitations.

 

J'aime quand je vois le soulagement sur le visage du papa de Gilbert quand je lui dis que vraiment, son fils a fait d'énormes progrès.

 

J'aime quand j'ai eu la grippe et que j'ai 4 dessins qui m'attendent à mon retour "C'est parce que tu nous as manqué maîtresse !"

 

J'aime quand Gilbert me dit "Tu sais maîtresse, l'orthophoniste elle m'aide vraiment". J'aime quand je suis d'accord avec Gilbert, que je le sens reprendre confiance en lui.

 

J'aime quand je dis à Gilbert et sa maman que "Non, vraiment, le soutien ne sera plus nécessaire la prochaine période".

 

J'aime quand je vois les ptits loups grandir, mûrir, se poser, et que j'ose imaginer que c'est un peu grâce à moi !

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 18:13

Nouvelle année, nouveaux élèves. J'ai la chance de changer d'élèves tous les ans, et ainsi de passer la main aux collègues quand ma patience est mise à mal. J'ai la malchance de ne pas suivre ces enfants auxquels malgré tout on s'attache un peu. 

 

Cette année, #Gilbert est en CP. J'ai récupéré le dossier de ma collègue, mais j'aime bien attendre un peu avant de savoir ce qu'elle en pense, histoire de me faire ma propre opinion sur l'enfant, sans biais d'un bilan rédigé en fin d'année.

Malgré tout, j'ai déjà beaucoup entendu parler de Gilbert. Son manque de maturité est une des données que j'ai retenues, mais parfois, le CP, ça change pas mal de choses. 

 

La première chose qui me frappe, c'est que Gilbert ne semble pas dans la même réalité que nous. Il n'a par exemple pas été capable de me dire comment s'appelait sa soeur. Bien sur, j'ai d'abord pensé à une séparation, une demi-soeur qu'il ne verrait que partiellement. Mais non. Il vit avec elle au quotidien depuis 6 ans et ne sait pas son prénom. Bizarre, non ? 

Parfois, au détour d'un échange en classe, Gilbert lève la main. Il dit un mot, sans aucun rapport avec le sujet de la conversation. Ou nous raconte un fait de sa vie, sans avoir le moins conscience du décalage avec le reste de la classe. 

 

Et puis, au fur et à mesure des apprentissages, Gilbert décroche. Ne reconnait pas plus les nombres (même inférieurs à dix) que les lettres (mêmes celles de son prénom), n'entend pas les sons ("dans papa j'entends IIIIIII maîtresse"), oublie d'une semaine sur l'autre ce qu'on a appris.

Et il y a eu la cour, les enfants en larmes parce que "Gilbert, il veut nous tuer". Les traces de mains autour du cou des autres, les coups.

 

Très vite, je demande à voir les parents. Je les sens terrifés par tout ce que mes collègues leur ont dit depuis des années et qui d'un coup, en CP, prend une tournure très très concrète. Leur petit chéri, leur grand bébé n'apprend pas à lire comme les autres enfants. Avant, ils pensaient que ça s'arrangerait, après tout, "il n'a que 3 (4, 5) ans, il est encore petit, en maternelle". Ils y croyaient, vraiment. 

Je les vois devant moi, et je sais que tout ce que je peux leur dire ne fera qu'accentuer leur peine et leur angoisse. Et malgré tout, il me faut poser des mots, leur dire mon impuissance, qui est aussi la leur, tenter de les orienter vers des spécialistes qui, sans faire de miracles pour autant, sauront les aider à comprendre ce qui se passe. 

 

Parfois, vraiment, mon métier est difficile. 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 13:59

Voilà, ça fait presque 3 mois que j'ai fait connaissance avec mon équipe de Gilbert, saison 2014-2015. Je commence à bien les connaître, et je me propose donc de vous les présenter. 

enfants.gif

 

Il y a Gilbert, haut comme trois pommes, bruyant comme un cochon qu'on égorge. La voix haut perchée, il a toujours quelque chose à répondre à ce qu'on peut lui reprocher. "Oui mais en fait ..." En fait c'est moi le chef et toi tu te la fermes. 

 

Il y a aussi Gilbert, ultra généreux, le soir du premier jour, sa trousse était vide de tout matériel. Il avait tout prêté à des copains, trop content de trouver un taille crayon cars, une gomme spiderman, ... Bien entendu, le matériel n'était absolument pas marqué, et on a galéré à retrouver tous les éléments. D'ailleurs, il n'a toujours pas de crayon à papier.

 

Gilbert, lui se distingue par son sens de l'équilibre. 4 pieds sur une chaise ? Ça c'est pour les faibles, Gilbert n'en utilise que 2. Voire 1 seul. J'ai beau lui avoir fait peur en lui montrant ce que ça donnait quand on perd l'équilibre, il continue. Toi, tu vas bientôt voir arriver un tabouret à ta place ! 

 

Gilbert hypersensible lui, ne l'est que quand je gronde. Tout sourire, voir gros éclats de rire en classe, jusqu'à ce que je hausse le ton, et les "hi hi hi" "mouhahaha" sont replacés par un tout aussi bruyant "OUIIIIIIIN" ... 

 

Il y a Gilbert, mutique, je ne sais pas si j'ai entendu le son de sa voix plus d'une dizaine de fois en 3 mois. Totalement enfermé là dedans, regard noir, limite autistique dans son comportement.

 

Il y a ceux qui savaient lire en arrivant dans ma classe, et celui qui au bout de 3 mois ne sait toujours pas que quand il voit un A, tout seul, il y a des chances pour qu'il se prononce AAAAA ! Et pas SSSSS ...

 

Il y a Gilbert qui a besoin d'une AVS mais suit super bien la classe, et celui qui aurait besoin d'une instit pour lui tout seul ... 

 

Et celui qui me demande très sérieusement "Maîtresse, t'as des pouvoirs magiques toi ?" 

 

Bref, je ne m'ennuie pas ! Heureusement, il y a les vacances ! 

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:34

Le plus fatigant, quand une année scolaire commence avec Gilbert, c'est de lui faire comprendre qui est le patron. A la maison, souvent, c'est lui, le patron. Mais hors de question qu'il en soit de même à l'école. 

 

Pour ça, j'ai quelques techniques. Comme je suis généreuse et pédagogue, je m'en viens les partager avec les jeunes profs qui me suivent.

 

Technique n° 1 : Le curare

Exemple : Gilbert a une fâcheuse tendance à brailler : Une petite piqûre, c'est comme un vaccin, et la maîtresse est tranquille pour une heure ou deux. 

Attention : Difficile de s'en procurer. 

 

Technique n° 2 : Le bottin 

Exemple : Gilbert a une fâcheuse tendance à frapper : Un coup de bottin sur la tête, et il comprendra aisément que frapper, ça fait mal, surtout à celui qui est dessous.

Attention : évitez quand même le coup de bottin derrière la nuque. Y'en a qu'ont essayé, ils ont eu des problèmes.

 

Technique n° 3 : Le taser®

Exemple : Gilbert a une fâcheuse tendance à gesticuler : un coup de taser, et subitement, ses gestes sont plus mesurés. 

Attention : À utiliser avec modération. Certains sujets mettent du temps avant de retrouver un discours cohérent. 

 

Technique n° 4 : Le scotch

Exemple : Gilbert a une fâcheuse tendance à brailler/gesticuler/frapper : Un rouleau de scotch, et il éprouve subitement quelques difficultés à ouvrir la bouche/se lever de sa chaise/bouger les bras et les jambes.

Attention : choisissez du scotch hypo-allergénique. On est quand même pas des monstres. 

 

J'espère que cette malette pédagogique sera d'une grande utilité à tous les enseignants !

 

Bonne rentrée !

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